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Céréales - Franche-Comté

Série de données annuelles

Céréales-Oléagineux-Protéagineux (format xls - 170 ko - 13/05/2016)


Définitions

Céréales : il s’agit ici de l´ensemble de la production récoltée, et non de la seule production commercialisée (ou livrée). Les céréales récoltées en grain et utilisées soit pour la semence, soit pour l’alimentation animale à la ferme sont donc incluses. En revanche, les céréales récoltées en vert (fourrages) sont exclues.

Blé tendre : céréale utilisée pour la panification et l’incorporation aux aliments pour animaux. En Franche-Comté, il se sème presque exclusivement à l’automne.

Orge : céréale à paille destinée, soit à l´alimentation animale, soit à la fabrication de malt, selon les variétés. Sont comptabilisées dans cette catégorie l’orge (2 rangées de grains sur l’épi) et l’escourgeon (6 rangées de grains sur l’épi).

Maïs : céréale à grand développement très exigeante en eau. Le grain, utilisé en alimentation du bétail entre aussi dans la fabrication de nombreux produits industriels. Est compté ici, le maïs récolté en grain ou en épi, et conservé généralement en sec.

Triticale : céréale fourragère hybride du blé et du seigle. Il pousse bien en altitude où il peut remplacer l’orge.

Avertissement : les rendements de la Franche-Comté et de la France sont calculés comme des moyennes. Pour ces échelons géographiques, les rendements mentionnés sont arrondis à l’unité la plus proche.


Proche de 142 000 hectares, la sole en céréales représente un cinquième de la SAU des exploitations franc-comtoises. Si elle diminue de
1 600 ha entre 2012 à 2013, elle reste proche de sa moyenne décennale. Après une campagne 2011/2012 exceptionnelle au cours de laquelle la part des céréales de printemps avait atteint 30% suite au re-semis consécutifs au gel, la proportion des cultures d’hiver rapportées aux surfaces de céréales emblavées retrouve en 2013 un niveau plus conforme à la moyenne des dernières années. En progression de 2 000 ha, le blé est la céréale la plus cultivée en Franche-Comté. Elle représente 47 % de la sole céréalière. Avec 35 000 hectares cultivés en 2013, le maïs est la seconde culture de la région. Culture de plaine, sa sole progresse. Au contraire, avec seulement 30 000 hectares en 2013, l’orge perd du terrain notamment au profit du triticale, plus résistante au froid et aux maladies.

En 2013, les rendements sont stables d’une année sur l’autre. Le rendement moyen en blé tendre d’hiver stagne avec 62 quintaux par hectare. Il reste inférieur à la moyenne décennale de 66 quintaux. En Franche-Comté, le rendement en blé accuse un déficit par rapport au rendement moyen national. Depuis deux ans, cet écart tend à se creuser. Le rendement moyen régional des orges est relativement stable aux environs de 55 quintaux par hectare depuis 2011, proche de sa moyenne décennale de 57 quintaux. Depuis son record de 2011, le rendement moyen en maïs grain diminue. En 2013, il n’est que de 76 qx/ha soit 10 quintaux en dessous de la moyenne décennale régionale. Quant aux rendements des céréales de printemps, ils sont en baisse en raison d’une météo printanière défavorable. Les températures étaient très en dessous des normales saisonnières (jusqu’à 5 degrés en mars) et la pluviométrie nettement excédentaire notamment en avril et en mai.

C’est dans le Territoire de Belfort que les rendements sont les meilleurs. A l’inverse, parce qu’il dispose de moins de bonnes terres pour les grandes cultures et que les céréales sont plus souvent utilisés pour nourrir le bétail, le département du Doubs est celui où les rendements sont les plus faibles.

Les productions céréalières franc-comtoises en 2013


Le déficit du rendement du blé avec la moyenne nationale s’amplifie depuis 2012


Baisse du rendement du maïs-grain depuis 2011