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Journée de sensibilisation à la radicalisation

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Lundi 12 novembre 2018, la DRAAF a organisé une journée de sensibilisation à la radicalisation pour 65 personnels des établissements d’enseignement technique agricole et de l’enseignement supérieur (AgroSup Dijon), réunis à Quetigny autour d’intervenants de premier plan.

C’est la directrice-adjointe de la DRAAF et responsable sécurité défense, qui a mené cette journée, préparée par la chargée de mission santé sécurité du service régional de la formation et du développement (SRFD), avec l’aide de la Mission Défense-sécurité Grand Est du MAA et du groupe de référents radicalisation dans le cadre de la stratégie de l’État en région.

En préalable, le chef de mission zone de défense et sécurité Grand Est a rappelé les concepts clefs de l’islam. Puis un intervenant de l’UCLAT (Unité de Coordination de la lutte anti-terroriste) a tenu une conférence sur l’état de la menace terroriste et a mis en valeur les ressorts historiques, sociaux et psychologiques d’une idéologie de l’extrémisme radical dotée d’une propagande particulièrement efficace.
Chaque année, une dizaine d’attentats sont déjoués grâce à l’UCLAT et à un arsenal juridique adapté. Les outils et les différents fichiers en matière de lutte anti-terroriste ont été explicités par un intervenant de la préfecture de zone de défense Est.

L’après-midi, la chargée de mission pour l’action territoriale au CIPDR (Centre interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) a présenté le plan « Prévenir Pour Protéger » qui conjugue mesures de prévention et de sécurité publique. Les chargées de mission en préfectures de la Côte d’Or et de la Nièvre ont expliqué le travail complexe de détection et de prévention de la radicalisation mené sur le terrain.

C’était la première intervention conjointe de L’UCLAT et du CIPDR pour l’enseignement agricole qui n’est pas épargné par le phénomène.

Le SRFD Adjoint, et le chargé de mission citoyenneté ont souligné les atouts de l’enseignement agricole pour éviter les ruptures entre jeunesse et société.

L’inspecteur d’académie en charge de cette question à l’éducation nationale a présenté les outils de formation aux signaux de ruptures. Tant l’éducation socioculturelle que l’éducation aux médias (EMI) développent l’esprit critique des jeunes citoyens. Les réseaux CANOPE et EDUCAGRI y contribuent en proposant des outils pédagogiques comme la conduite de débats en classe.

Saluons la mobilisation de tous les participants à cette formation : responsables d’établissements, enseignants, infirmières, conseiller pédagogique d’éducation (CPE), inspecteurs de santé et sécurité au travail (ISST), agents de prévention… tous porteurs des valeurs de la République pour l’enseignement agricole.