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L’orientation économique des exploitations - Franche-Comté

Définitions

L’exploitation agricole, est définie, au sens de la statistique agricole, comme une unité économique et de production, répondant simultanément aux trois conditions suivantes :

- elle a une activité agricole soit de production, soit de maintien des terres dans de bonnes conditions agricoles et environnementales qui lui permet de recevoir des aides découplées de l’outil de production (DPU),
- elle atteint ou dépasse une certaine dimension. Le seuil est soit de un hectare de superficie agricole utilisée, soit 20 ares de cultures spécialisées, soit une activité de production agricole minimale estimée en nombre d’animaux, en surface ou en volume de production (par exemple une vache, 10 ares de vigne AOP, 10 ruches en production, 5 porcs engraissés, 10 000 œufs produits au cours de l’année, etc…),
- l’exploitation agricole est une unité de production dont la gestion courante est indépendante de toute autre unité.

Les surfaces agricoles et les cheptels sont valorisés selon des coefficients permettant le calcul de la production brute standard (PBS). La PBS décrit un potentiel de production des exploitations et permet de les classer en « petites exploitations » quand elle est inférieure à 25 000 euros, en « moyennes exploitations » quand elle est comprise entre 25 000 et 100 000 euros, et en « grandes exploitations » quand elle est supérieure ou égale à 100 000 euros.

La contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard permet également de classer les exploitations selon leur orientation technico-économique (OTEX). Une exploitation est dite spécialisée dans un domaine si la PBS de la ou des productions concernées dépasse deux tiers du total.


En 2013, 9 000 exploitations agricoles ont leur siège en Franche-Comté. Depuis 2010, leur nombre a diminué de 2,6% par an (contre
- 2,8% par an au niveau national). Comme à l’échelon national, les deux tiers des structures agricoles de la région sont classées en moyennes et grandes exploitations. Le nombre de ces exploitations que l’on peut qualifiées de “professionnelles” diminue de 2% par an. Cette baisse s’inscrit dans la continuité de la tendance observée entre 2000 et 2010. Les petites exploitations, très majoritairement non professionnelles (agriculture d’agrément ou de loisir) continuent de diminuer à un rythme deux fois supérieur.

L’agriculture franc-comtoise est très spécialisée. L’élevage de bovins constitue l’orientation principale des deux tiers des moyennes et grandes exploitations de la région. L’Otex « bovins lait » en regroupe à elle seule plus de la moitié. Néanmoins, le phénomène de concentration observé dans la filière laitière se traduit par une baisse d’environ 10% en 3 ans du nombre d’exploitations spécialisées dans l’élevage de bovins pour la production de lait.

Comme à l’échelon national, 12% des exploitations sont polyvalentes. En Franche-Comté, ces exploitations couplent le plus souvent élevage de bovins avec grandes cultures. Du fait de la prédominance de l’élevage de bovins, les autres orientations sont moins représentées qu’au niveau national. Ainsi, les exploitations spécialisées en grandes cultures et en viticulture ne représentent que 11% et 4% du total régional contre respectivement 26% et 15% au niveau national.

Répartition des exploitations selon l’orientation technico-économique


Répartition des moyennes et grandes exploitations selon l’orientation technico-économique