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Les prairies - Franche-Comté

Série de données annuelles

Prairies de moins de 5 ans et STH (format xls - 88 ko - 13/05/2016)


Définitions

Surfaces toujours en herbe (STH) : elles comprennent les prairies naturelles non semées ou les prairies semées de plus de 6 ans. Ces prairies sont destinées à la production de plantes fourragères herbacées vivaces.
Elles sont dites productives lorsque leur production dépasse 1 500 unités fourragères à l´hectare. Cette production suffit à couvrir les besoins d´une unité gros bétail (par exemple un gros bovin ou cinq brebis) à l´hectare pendant six mois.
Si leur production est inférieure au seuil de 1 500 unités fourragères à l’hectare, elles sont dites peu productives. Il s’agit de parcours, de landes, d’alpages... Ces surfaces en herbe sont essentiellement pâturées. Une partie de la superficie peut-être occupée par une végétation ligneuse ou semi-ligneuse.

Surfaces toujours en herbe hors exploitation  : STH qui sont soit exploitées de manière collective (par le biais d’une structure collective) soit hors champ des enquêtes statistiques.

Prairies artificielles : prairies ensemencées exclusivement en légumineuses (trèfle, luzerne, sainfoin...).

Prairies temporaires :
prairies ensemencées en graminées fourragères ou en mélange avec des légumineuses. Leur flore est composée d’au moins 20% de graminées. Elles sont fauchées ou pâturées. Ces prairies sont dites temporaires jusqu’à leur 6ème année d’exploitation.

Avertissement  : les rendements de la Franche-Comté et de la France sont calculés comme des moyennes. Pour ces échelons géographiques, les rendements mentionnés sont arrondis à l’unité la plus proche.


Les prairies couvrent près d’un tiers de la superficie de la région franc-comtoise. Ces surfaces en herbe sont relativement stables même si elles perdent régulièrement du terrain au profit notamment des grandes cultures et de l’urbanisation. En 2013, leur surface passe sous la barre des 500 000 hectares.

Parce qu’elles n’ont pas été ré-ensemencées depuis plus de cinq ans, des milliers d’hectares de prairies ont changé de catégories et sont désormais classées en prairies permanentes. Au cours des dix dernières années, les surfaces des prairies temporaires et artificielles ont ainsi baissé de 15%. Cette évolution est contraire à la tendance nationale qui affiche une hausse de 10%.

A l’inverse, les surfaces toujours en herbe ont gagné du terrain depuis 2003. En dix ans, ces surfaces ont augmenté de 1%. Là encore, cette évolution va à l’encontre de la tendance nationale. En effet, sur cette même période, les surfaces en prairies permanentes ont reculé de 6% en France.
Le changement de catégorie de ces milliers d’hectares de prairie explique l’essentiel de l’augmentation des surfaces toujours en herbe des exploitations de la région (+14 000 hectares en 10 ans). De plus, les exploitations agricoles de la région reprennent des prairies qui étaient auparavant, soient exploitées collectivement, soient non exploitées, ce qui explique, pour partie, la baisse de la STH hors exploitation. Cette propension à une meilleure valorisation des surfaces est plus importante dans la zone AOP. Dans le Doubs et le Jura, les surfaces en prairie ont perdu moins de 2% en dix ans. Ailleurs, les STH hors exploitation sont plus souvent laissées à l’abandon ce qui explique la baisse plus rapide des surfaces en prairies (-5% en 10 ans).

En 2013, malgré une météo assez chaotique, avec un printemps maussade mais un été relativement chaud et sec, les rendements des prairies franc-comtoises ont été globalement à leur niveau de référence.


La production des prairies en 2013


Les surfaces toujours en herbe franc-comtoises résistent

Une STH stabilisée en Franche-Comté