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Présentation du territoire franc-comtois - Partie 2

Ces établissements, majoritairement des coopératives agricoles, sont implantés, pour la plupart, dans la zone de production des fromages AOP de Franche-Comté qui couvrent presque intégralement les départements du Doubs et du Jura. En 2013, 59 500 tonnes de Comté ont été fabriqués, ce qui fait du Comté le premier fromage français sous AOP en volume. Si le Comté représente la moitié des volumes de fromages francs-comtois, bien d’autres spécialités sont fabriqués dans la région : quatre sous AOP, le Morbier, le Mont d’Or, le Bleu de Gex-Haut-Jura et le Munster, deux sous IGP, le Gruyère de France et l’Emmental Est-Central et d’autres tels que la raclette ou diverses pâtes molles. Enfin, un célèbre fromage fondu et la cancoillotte complètent le plateau des spécialités régionales.

A l’ouest de la région, en zone de plaine, l’élevage est souvent couplé avec la culture de céréales. Dans le Finage et la plaine grayloise, cette orientation économique est même dominante. En 2013, la sole céréalière s’est élevée à 142 000 ha, essentiellement du blé tendre, de l’orge et du maïs. Avec 30 000 ha, le colza représente les trois quarts des surfaces semées en oléo-protéagineux. Entre ces deux zones, plus de 2 200 ha de vignes, sur les 2 500 ha que comptent la région, sont plantés sur le Revermont jurassien. Ces vignes sont entièrement incluses dans les aires AOP des vins du Jura. Les appellations Côtes du Jura, Arbois, Château-Chalon figurent parmi les plus anciennes AOP françaises. Si leurs surfaces sont réduites, le vin représente 15% de la production de l’agriculture jurassienne et contribue largement à sa renommée.

A côté de ces signes de qualité, l’agriculture biologique se développe dans la région. En 2013, plus de 500 exploitations certifiées bio ont mis en valeur 35 000 hectares. Avec 5,3% de sa surface agricole cultivée sous le label AB, la Franche-Comté est l’une des régions où l’agriculture biologique est la plus développée.

Une forêt omniprésente

La Franche-Comté est également une région forestière. Son taux de boisement de 45% la place au troisième rang des régions métropolitaines, derrière l’Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Toutes essences confondues, la Franche-Comté possède 143 millions de m3 de bois sur pied, soit 7% du total métropolitain. La forêt publique, essentiellement communale, est majoritaire en Franche-Comté. Riche et variée en raison du relief de la région, elle est dominée par les feuillus (70 % de la surface et 63 % du volume sur pied), parmi lesquels le chêne représente l’espèce la plus répandue. Le bois de ces feuillus est utilisé principalement dans l’industrie de l’ameublement et comme bois énergie. Les résineux, utilisés principalement pour la construction, sont très présents sur les reliefs.

Comme au niveau national, la forêt comtoise apparaît sous exploitée. La récolte régionale de bois n’atteint que 3,5 millions de m3 par an, soit 71 % de l’accroissement annuel de la forêt. La valorisation actuelle de la forêt repose d’abord sur l’exploitation de parcelles de plus de 4 ha, majoritairement publiques. Celles-ci contribuent à plus de 80% de la production annuelle de la forêt valorisée sous forme de bois d’œuvre, d’industrie ou pour produire de l’énergie. Le développement du bois énergie tend néanmoins à réduire cette sous utilisation mais créé de la concurrence entre le bois-énergie et les industries du bois notamment celle du panneau. En effet, dans la région, sont implantés de nombreux établissements industriels de la filière, de la sylviculture à la seconde transformation du bois. En 2010, 3 200 établissements de la filière forêt-bois emploient 10 100 salariés, ce qui représente 2,7 % de l’emploi salarié régional. Souvent de petite taille, plus des deux tiers sont sans salarié et près d’un quart emploie moins de dix salariés. Moins d’une trentaine d’établissements dépassent 50 salariés.


L’élevage bovin domine l’agriculture franc-comtoise