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Pyrale du buis

Cette espèce se développe et occasionne des dégâts uniquement sur les buis. Les concentrations momentanées de papillons qui sont observées sur d’autres espèces comme la vigne n’occasionnent pas de dommage significatif.

La lutte contre ce fléau ne peut pas être envisagée à une grande échelle notamment dans les milieux naturels. En effet, seule la pulvérisation d’insecticides pourrait limiter son développement. Il existe une matière active d’origine naturelle à base de bactéries, le Bacillus thuringiensis, mais elle est non spécifique de la Pyrale du buis et est active sur de nombreuses espèces de papillons. Son utilisation dans les espaces naturels engendrerait des dégâts importants pour la biodiversité, par la destruction de toutes les chenilles des différentes espèces sensibles présentes dans les zones traitées. Le traitement à base de produits phytosanitaires des buxaies est techniquement et économiquement irréalisable.

La lutte doit donc se limiter à la préservation des buis à fortes valeurs patrimoniales, dans des parcs et jardins et chez les particuliers qui désirent préserver des sujets. Différentes méthodes peuvent être combinées pour augmenter l’efficacité de la lutte.

Lutte contre les adultes en périodes de vol

  • la pose de pièges avec des diffuseurs de phéromone pour capturer les papillons mâles et ainsi perturber la fécondation des femelles,
  • la pose de nichoirs à mésanges, avec des trous de 28 ou 32 mm de diamètre pour favoriser la prédation,
  • préventivement, il est possible de protéger les buis de taille modeste par des filets anti-insectes.
    D’une manière générale, tout moyen de capture de papillons en vue de leur destruction peut participer à la lutte.


Lutte contre les œufs

  • par la pose de diffuseurs contenant des insectes qui parasiteront les œufs de Pyrale.


Lutte contre les chenilles

  • par application d’un insecticide autorisé, dès l’apparition des premières chenilles. A minima, trois traitements sont nécessaires, un par génération,
  • en début d’attaque, il est possible de couper les parties infestées ou de secouer fortement les buis pour faire tomber les chenilles, après avoir déposé une bâche au sol pour faciliter la récupération des chenilles.


Pour suivre l’évolution de la Pyrale du buis et positionner les méthodes de lutte aux périodes opportunes, les Fédérations Régionales de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON) de Bourgogne et de Franche-Comté suivent le développement de la Pyrale et diffusent les informations dans les Bulletins de Santé des Végétaux, édition "Jardins, Espaces végétalisés et Infrastructures" sur les sites internet de la DRAAF, de la FREDON Bourgogne et de la FREDON Franche-Comté.

Seul le développement d’un parasite naturel ou introduit pourrait limiter le développement de la Pyrale et atténuer les dégâts et les nuisances qu’elle occasionne. Au niveau national, différents programmes de recherche sont financés par les pouvoirs publics pour mettre au point une méthode de lutte biologique applicable sur de grandes surfaces et ainsi, pallier les limites des méthodes de lutte actuelles.

Pour l’élimination des bois secs, le traitement en déchetterie doit être privilégié au brûlage. En effet, les risques de propagation de la Pyrale du buis lors du transport et dans les lieux de stockage sont très inférieurs à la dissémination par les vols de papillons.

Pour plus d’information, vous trouverez ci-dessous :