Contenu

Influenza aviaire - point de situation

Depuis la confirmation du premier cas positif dans l’avifaune sauvage au virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de sous-type H5N8 le 23 octobre 2020 aux Pays Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage et en élevage ne cesse de croître en Europe. L’Allemagne est particulièrement touchée avec 366 cas au 03/12/20, dont 16 en élevage.
La France a détecté le 16 novembre un premier foyer d’IAHP dans une animalerie de Haute-Corse. 7 autres foyers, en lien épidémiologique avec le premier, ont été confirmés dans 2 animaleries situées dans les Yvelines et en Corse du Sud et 5 basse-cours en Haute Corse.
Les premiers éléments d’analyse montrent une similitude avec la souche H5N8 identifiée majoritairement au sein de l’avifaune en Europe, laquelle n’a pas de caractère zoonotique (non transmissible à l’homme).
Des cas ont également été identifiés dans l’avifaune en France, et un élevage de canards a fait l’objet d’un abattage préventif dans les Landes dans le cadre d’une suspicion forte.
Ces cas induisent localement la mise en place de zones réglementées, dans lesquelles sont appliquées notamment des restrictions de mouvement et des visites de contrôle dans les élevages inclus dans la zone.
Par ailleurs, le niveau de risque est maintenu à "élevé" sur l’ensemble du territoire national, depuis le 17 novembre 2020.
Les mesures de préventions suivantes restent obligatoires sur tout le territoire, dont la Bourgogne Franche-Comté :

-  la claustration des volailles et autres oiseaux captifs ou leur protection par des filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, avec réduction des parcours extérieurs de sorte que soit évitée la proximité des points d’eau naturels, cours d’eau ou mares,
-  la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux d’oiseaux et de volailles,
-  l’interdiction des rassemblements d’oiseaux et volailles (expositions, marchés) et de participation des oiseaux et volailles à des rassemblements dans d’autres communes,
-  l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes et de l’utilisation d’appelants,
-  l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs,
-  la vaccination obligatoire, dans les zoos, des oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination. Elles engendreront des contraintes fortes principalement dans les filières exclusivement en plein air (volailles grasses, sous signe officiel de qualité). Des aménagements des cahiers des charges notamment pour les productions sous signe officiel de qualité seront temporairement nécessaires. Des dérogations peuvent être sollicitées par les élevages professionnels, au cas par cas. La claustration demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis à vis du contact avec les oiseaux sauvages.

La consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’homme.

La claustration des volailles pour empêcher tout contact avec la faune sauvage, l’alerte rapide en cas de signes cliniques, le respect de mesures de biosécurité dans les élevages, qu’ils soient professionnels ou d’agrément et la surveillance de la mortalité dans l’avifaune sont des mesures essentielles pour empêcher la dissémination du virus IAHP sur le territoire en cette période particulièrement à risque compte tenu des flux migratoires.

Pour en savoir plus : https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire
Vous pouvez également contacter la direction départementale en charge de la protection des populations de votre département.