CRALIM du 2 juillet 2026
Le Comité régional de l’alimentation (CRALIM) de Bourgogne-Franche-Comté s’est réuni le 2 juillet 2026 à Dijon dans un contexte marqué par l’adoption en février 2026 de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC). Celle-ci fixe pour objectif, à l’horizon 2030, de favoriser pour tous une alimentation saine, durable et locale. Elle repose notamment sur une meilleure coordination des politiques alimentaires, sanitaires et environnementales, l’amélioration de l’environnement alimentaire, l’évolution des comportements et le développement de l’évaluation.
Les échanges ont confirmé que l’alimentation constitue désormais une politique transversale, au croisement de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, de l’économie et de la justice sociale. Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont présentés comme des outils essentiels pour organiser cette action collective au plus près des territoires.
La restauration collective apparaît comme un levier majeur de cette transition. La Région a notamment présenté les actions conduites dans les lycées afin d’augmenter la part des produits bio et locaux. Certaines expérimentations atteignent déjà 70 à 75 % de produits bio et locaux, avec l’objectif de généraliser ces résultats. La formation des équipes, l’évolution des pratiques d’achat et la mise en place d’une centrale d’achats doivent faciliter cette progression.
Les participants ont cependant souligné les difficultés liées à la structuration des filières locales, particulièrement pour les fruits et légumes, ainsi qu’aux questions de logistique, de stockage et de distribution. Le développement de groupements de producteurs et de solutions collectives apparaît indispensable pour répondre aux besoins réguliers de la restauration collective. Les outils tels que les plateformes départementales Agrilocal, ou encore l’accompagnement d’opérateurs comme Manger Bio BFC, constituent des solutions complémentaires pour rapprocher producteurs et acheteurs.
La question de la commande publique reste également centrale. Les règles actuelles ne permettent pas de privilégier directement un produit « local », mais un travail sur les critères de qualité, les signes officiels et les caractéristiques des productions permet de mieux intégrer les producteurs régionaux dans les marchés publics.
Un autre volet important concerne la restauration collective dans les établissements de santé et médico-sociaux. Le programme RESET doit permettre de mobiliser les établissements autour d’une alimentation plus durable et de renforcer les liens avec les territoires et les PAT. Les enjeux de santé sont particulièrement importants dans ces structures, notamment en matière de dénutrition, de qualité des repas et d’acceptabilité de l’alimentation par les patients et les résidents. Les équipes locales doivent être accompagnées et structurées afin d’intégrer davantage l’alimentation locale dans leurs pratiques.
Enfin, la réunion a mis en évidence la nécessité d’une coopération renforcée entre l’État, la Région, les collectivités, les producteurs, les établissements de restauration et les acteurs de la solidarité. La conclusion du CRALIM repose sur deux priorités : recentrer l’action collective sur l’alimentation et disposer d’indicateurs permettant de mesurer concrètement les progrès réalisés.
Vous trouverez ci-après en téléchargement la présentation du CRALIM.