N°86 - Conjoncture agricole - octobre 2026

- La récolte de vins est en net repli et les tensions sur les marchés s’intensifient. Les vins rouges sont particulièrement délaissés.

- Les récoltes d’automne se soldent par des résultats désastreux et les semis de la nouvelle campagne ne sont pas prometteurs. Les cours du blé et du colza sont mieux orientés.

- La canicule de juillet réduit les livraisons de lait AOP, entraînant à la baisse la collecte régionale et les fabrications de Comté et de Morbier.

- Le manque de fourrage conduit à une augmentation importante des sorties en bovins maigres comme gras, que la faible demande française ne parvient pas à absorber.

Filière viticole

Les volumes récoltés du millésime 2026 sont en deçà de la moyenne quinquennale et des résultats de 2025. Les épisodes caniculaires accompagnés par la sécheresse auront amputé le potentiel qui était présent en juin. Certaines vendanges se sont déroulées exclusivement au mois d’août, ce qui est très rare dans la région. Le taux de chargement aura quelque peu atténué la perte sèche sans pour autant combler le déficit de production.

  • Les exportations résistent, en partie

En juillet, au bilan de campagne, les sorties de chais de la viticulture bourguignonne atteignent 2,19 millions d’hectolitres, en recul de 7 % au regard de la moyenne quinquennale. Cependant, ce résultat est plus décevant pour la Côte-d’Or et la Nièvre, avec des sorties en recul respectivement de 19 % et 14 %. A l’opposé, le Jura, l’Yonne et la Saône-et-Loire présentent de belles progressions de 11 % à 4 % vis-à-vis de la moyenne.
Sur 12 mois à fin août, les ventes globales de vins tranquilles représentent 1,24 million d’hectolitres, soit une légère baisse de 1,2 %. En réalité, deux trajectoires se dessinent. Les ventes de vins rouges s’affaissent de 4,8 % alors que celles de vins blancs se maintiennent grâce à des baisses de prix notamment sur les appellations à gros volumes. Par ailleurs, les stocks de vins se réduisent à 16 mois de ventes. Pour les vins rouges, le stock diminue sous l’action de petites récoltes passées et non en fonction de la demande (Demat’Vin BIVB).
En août, le premier mois de la nouvelle campagne, les transactions de vins en vrac de Bourgogne entre la viticulture et le négoce s’établissent à 389 400 hl, en retrait de 9 % au regard de la campagne précédente. La faible récolte pèse sur le disponible.

Figure 1. Récolte Agronomique de vins AOP

En hl

2026

2025/2024

% 2026 / Moyenne 5 ans

Côte-d’Or 278 500 - 22% - 26%
Jura 65 600 - 25% - 10%
Nièvre 59 000 - 12% - 21%
Saône-et-Loire 395 900 - 30% - 38%
Yonne 317 200 - 29% - 21%

Source : Agreste - DRDDI

Les prix vrac (des raisins, moûts et jus) sont plutôt orientés à la hausse. La crainte de ne pas pouvoir honorer des contrats participe certainement à ce constat.
Aujourd’hui, ce sont les exportations qui portent les ventes globales de vins de Bourgogne, notamment pour les vins blancs mais elles ne compensent pas l’effondrement des ventes de vins rouges, qui touche toutes les appellations.
Sur 7 mois en année civile, elles atteignent 1,8 million de cols, en progression de 3,2 % en volume et de 1,4 % en valeur en comparaison de la même période de 2025. Ce sont les marchés vers les pays européens, le Royaume-Uni et le Danemark en tête, qui sauvent la tendance (respectivement +13,3 % et +25,6 % en volume) et compensent le recul important des exportations vers le Japon (3ème importateur), le Canada (5ème) et les Etats-Unis (1er). Ce sont toujours les vins rouges qui sont en désaffection (-6,5 % en volume) alors que les exportations de vins blancs et crémants progressent encore malgré les difficultés.

Figure 2. Transactions des vins AOP en vrac Hors Beaujolais, vins de la Nièvre et du Jura

En hl

Août 2026

Août 2026/ Août 2025

Campagne 2025-2026

Évolution 2026/2025

Rouge, rosé 41 755 -12% 41 755 -12%
Blanc 177 197 -11% 177 197 -11%
Crémant 170 495 -6% 170 495 -6%
Ensemble 389 447 -9% 389 447 -9%

Source : BIVB

Figure 3 - Indice du prix des vins AOP en vrac Base 100 en janvier 2010, hors vins de la Nièvre et du Jura

Figure 3 : En août, les cours des vins en vrac des appellations régionales de Bourgogne s’affaissent alors que les prix des vins du Beaujolais progressent .

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Indice du prix des vins AOP en vrac Base 100 en janvier 2010, hors vins de la Nièvre et du Jura
Appelations régionalesAutres vinsBeaujolais
mars 2023 143,07 158,39 160,62
avr 2023 145,19 176,64 156,97
mai 2023 147,71 176,85 157,75
juin 2023 135,52 186,33 166,87
juil 2023 157,13 159,93 171,20
août 2023 145,58 221,94 171,20
sept 2023 105,65 182,64 123,17
oct 2023 120,35 174,07 121,61
nov 2023 112,79 174,07 122,51
déc 2023 110,93 174,07 156,84
janv 2024 110,41 174,07 143,79
fev 2024 109,31 146,90 142,60
mars 2024 98,45 146,90 143,21
avr 2024 101,98 141,45 134,44
mai 2024 99,75 127,44 152,01
juin 2024 92,26 169,19 134,91
juil 2024 98,23 145,18 136,32
août 2024 78,54 145,18 128,05
sept 2024 104,22 145,18 114,75
oct 2024 111,46 155,83 116,69
nov 2024 113,60 155,83 161,04
déc 2024 135,32 155,83 131,50
janv 2025 123,82 180,36 133,14
fev 2025 113,85 180,36 140,74
mars 2025 110,53 157,14 127,79
avril 2025 104,45 169,85 136,21
mai 2025 96,67 169,85 145,74
juin 2025 112,88 164,37 144,55
juil 2025 124,75 194,26 120,60
août 2025 81,33 179,03 136,83
sept 2025 108,29 190,18 115,56
oct 2025 93,42 215,62 114,31
nov 2025 126,21 215,62 134,09
déc 2025 131,46 225,00 133,93
janv 2026 101,56 175,00 139,57
fev 2026 131,43 141,97 145,63
mars 2026 128,61 135,55 137,82
avril 2026 113,72 144,49 139,41
mai 2026 120,23 144,49 133,90
juin 2026 106,12 208,77 142,47
juil 2026 124,28 209,13 134,20
août 2026 85,21 185,55 164,90

Source : Agreste - BIVB et IB

Filières végétales

  • Des rendements catastrophiques pour les cultures de printemps

La récolte de tournesol se termine. Les rendements sont bas et hétérogènes avec de gros écarts entre les plateaux et la plaine. Avec les stress thermiques et hydriques tout au long du cycle, le rendement s’effondre à 15 q/ha, soit -38 % par rapport à la moyenne. La faible humidité des graines participe aussi à ce constat.
Même peine pour la culture de soja qui a subi des coulures des fleurs, des avortements de gousses et un remplissage des graines limité. Le rendement serait seulement de 9 q/ha, soit le tiers du rendement moyen.
Les récoltes de maïs sont précoces, avec plus d’un mois d’avance, et 91 % sont déjà coupés en fin de mois. La sécheresse a fragilisé les tiges avec des symptômes de « tige creuse ». L’humidité à réception est extrêmement faible. La collecte de maïs est réduite, le rendement de 39 q/ha chute de 57%. Environ 50 % des maïs grains sont redirigés vers l’ensilage, en raison du manque de fourrage.
Le rendement brut des oignons est de 45 t/ha, en baisse de 20 % par rapport à 2025. En raison de l’été caniculaire, les calibres sont petits et difficiles à écouler auprès de la grande distribution.
Dans l’Yonne, la situation des betteraviers est préoccupante. Aux aléas climatiques s’ajoutent des pourritures de racines dues au champignon rhizopus sur 20% des parcelles. L’ensemble des cultures ne sera pas récolté en fonction de l’importance des dégâts. Des bactéries peuvent aussi se développer sur ces racines fragilisées et altérer la qualité du sucre. Les collecteurs devront adapter la récolte et la réception afin qu’un maximum de betteraves soit tout de même traité. La profession attend un plan de sauvegarde national pour la filière.

Figure 4 - Cotations blé (€/t) (Fob Rouen) et Orge Esterel (Fob Creil)

Figure 4 : Le prix du blé (rendu Rouen) s’établit à 236 €/t en hausse de7 €/t sur le mois de septembre. A 226 €/t, le prix de l’orge (rendu Creil) perd 1€/t sur le mois de septembre

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Figure 4. Cotations blé (€/t) (Fob Rouen) et Orge Esterel (Fob Creil)
Prix du mois OrgePrix du mois bléMoyenne quinquennale OrgeMoyenne quinquennale Blé
avril 2023 271 240 224,314 227,338
mai 2023 255 222 233,198 230,43
juin 2023 283 229 226,722 224,24
juillet 2023 290 235 216,51 219,36
août 2023 308 228 215,81 219,864
sept 2023 293 227 221,532 220,328
oct 2023 287 229 234,348 229,192
nov 2023 296 221 240,708 228,454
déc 2023 290 217 238,268 225,916
jan 2024 289 212 240,686 224,908
fév 2024 269 198 230,12 221,946
mars 2024 276,38 186,23 241,736 237,67
avril 2024 307,38 195,64 244,552 242,538
mai 2024 317,73 219,52 249,422 242,19
juin 2024 317,5 231,52 251,272 243,54
juillet 2024 307,8 219,99 230,252 228,716
août 2024 266,08 207,73 229,982 229,302
sept 2024 242 215 243,834 237,632
oct 2024 244,78 223,99 250,092 239,038
nov 2024 239,39 215,68 246,848 234,856
déc 2024 238,82 224,81 243,344 235,776
jan 2025 240,1 226,59 231,44 233,162
fév 2025 232,5 225,375 236,962 241,168
mars 2025 224,21 214,57 241,49 240,922
avril 2025 216,52 208,33 247,276 239,168
mai 2025 229,78 201,13 249,576 232,374
juin 2025 230,18 196,32 243,064 230,348
juillet 2025 220,45 193,72 248,406 231,292
août 2025 210,19 193,1 246,804 234,292
sept 2025 192,84 185,18 259,158 243,632
oct 2025 181,84 184,89 267,402 243,742
nov 2025 192,4 188,2 263,932 238,086
dec 2025 189,3 180,4 261,59 238,04
jan 2026 185,34 183,53 249,76 233,92
fév 2026 186,86 186,7 259,628 242,014
mars 2026 189,93 195,3 267,67 245,85
avril 2026 189,92 188 276,462 248,312
mai 2026 213,59 187,83 278,32 243,922
juin 2026 217,42 188,09 271,998 239,63
juillet 2026 225,8 208,2 269,102 239,672
août 2026 227,43 229,05 264,182 244,074
sept 2026 225,89 236,4 276,496 254,71

Source : Dijon Céréales

Figure 5 - Cotations colza (€/t) (Fob Moselle)

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Figure 5. Cotations colza (€/t) (Fob Moselle)
Prix du mois ColzaMoyenne quinquennale Colza
avril 2023 449,30 526,16
mai 2023 413,2 492,27
juin 2023 438,00 477,954
juillet 2023 459 465,74
août 2023 463 468,858
sept 2023 444 471,734
oct 2023 422 494,756
nov 2023 434 500,84
déc 2023 429 497,292
jan 2024 428 503,076
fév 2024 417 501,328
mars 2024 433 528,332
avril 2024 449 549,02
mai 2024 471 503,664
juin 2024 467 493,954
juillet 2024 478 484,446
août 2024 461 485,292
sept 2024 464 486,42
oct 2024 491 502,98
nov 2024 530 512,344
déc 2024 529 508,92
jan 2025 528 514,16
fév 2025 530 511,048
mars 2025 507 543,222
avril 2025 537 565,754
mai 2025 491 524,604
juin 2025 483 513,446
juiller 2025 467 505,442
août-25 474 501,648
sept 2025 467 501,102
oct-25 468 523,116
nov 2025 486 539,122
déc 2025 476 533,442
jan 2026 476 536,968
févirer 2026 486 537,27
mars 2026 515 571,938
avril 2026 523 599,51
mai 2026 527 548,18
juin 2026 519 534,006
juillet 2026 532 522,222
août 2026 537 519,868
sept 2026 551 516,7

Source : Dijon Céréales

  • Des semis dans le sec

Si la tendance était d’augmenter légèrement les implantations de colza pour sa rentabilité et son fort pouvoir récupérateur, les mauvaises conditions de semis sans pluie conduiront à une diminution probablement considérable des surfaces. Les levées dans le sec sont mauvaises et irrégulières. La situation est hétérogène, des colzas sont au stade 2 à 6 feuilles. Le colza subit de surcroît des attaques d’insectes, de punaises en particulier sans solution de traitements. Des retournements de parcelles sont annoncés sur 8 % à 50 % de la sole.

  • Les prix du blé et du colza en hausse

En septembre, les prix des céréales et des oléoprotéagineux sont influencés par le contexte géopolitique et les difficultés logistiques en Mer Noire et dans le monde.
Le prix du blé (rendu Rouen) s’établit à 236 €/t soit 7 €/t au-dessus du mois d’août. Le marché est marqué par une forte volatilité, sous l’effet des tensions persistantes en mer Noire. Les blocages des exportations russes et ukrainiennes (plus de 40 % du disponible mondial) génèrent des incertitudes. Les frappes sur les infrastructures portuaires et l’absence d’accord sur un corridor sécurisé maintiennent une pression haussière. La demande internationale s’est raffermie (Algérie, Pakistan), mais les acheteurs restent prudents, privilégiant les origines européennes (France, Roumanie, Bulgarie) en raison des risques logistiques. Les perspectives de bonne production dans l’hémisphère Sud (Australie et Argentine) limitent partiellement les tensions, mais le risque climatique (El Niño) et la faible visibilité sur les flux maintiennent un marché nerveux.
A 226 €/t, le cours de l’orge (rendu Creil) perd 1€/t sur le mois précédent. La demande export reste faible, notamment en raison de l’absence de la Chine et de la consommation locale accrue au Moyen-Orient. Les perspectives de production 2026 s’améliorent en Argentine et Australie, pesant sur les prix. En Europe, la demande domestique en alimentation animale soutient partiellement le marché, compensant une collecte de maïs décevante.
Le colza (FOB Moselle) cote 551 €/t (+14 €/t). Le marché est très volatil tout au long du mois. En effet, les fluctuations des cours du pétrole exacerbent la volatilité des oléagineux au quotidien. En outre, les difficultés logistiques au départ de l’Ukraine continuent d’alimenter les tensions alors que l’Europe devra recourir à l’importation d’importants volumes de graines de colza et de canola dans les mois à venir. Or les flux de canola canadien sont également réduits à 1 million de tonnes pour cause de trituration record et de forte demande concurrente des importateurs asiatiques. L’Europe pourrait donc importer 2,9 millions de tonnes d’origine australienne pour tenter d’équilibrer un marché très tendu. Dans le même temps, la demande de graines de colza se trouve limitée par les basses eaux du Rhin. Les usines de trituration allemandes ne parviennent pas à écouler leurs productions d’huile et de tourteaux de colza et freinent parallèlement les achats de graines.

Figure 6. Estimations des rendements pour la campagne 2025-2026

En ha

Rendement 2026

Évolution Moyenne 5 ans

Blé 59 -5
Orge d’hiver 57 -9
Orge de P. 38 -17
Maïs 39 -57
Triticale 42 -10
Colza 31 -3
Tournesol 15 -38
Soja 9 -68
Moutarde 14 0
Pois 23 -1

Source : Agreste - Conjoncture grandes cultures

Filière lait

  • Les livraisons de lait AOP Massif du Jura décrochent

Sous l’impulsion de l’Allemagne (+5,8 %), les livraisons de lait au sein de l’Union européenne restent dynamiques en juillet et dépassent celles de 2025 de +2,4 %. Après deux mois de repli, la collecte nationale de lait de vache atteint 1,9 milliard de litres, soit exactement le volume de l’an dernier. Cette stabilité, malgré les fortes chaleurs de juillet, s’explique par le décalage des naissances liées à la Fièvre Catarrhale Ovine qui avait touché l’ouest de la France l’an dernier (Institut de l’Elevage). En Bourgogne-Franche-Comté, la productivité laitière qui avait résisté en mai et en juin, chute en juillet avec la raréfaction progressive de l’herbe au pâturage. Après une année de hausse mensuelle ininterrompue, les livraisons de lait AOP « Massif du Jura » baissent ainsi lourdement de 8,2 % en juillet. Moins soumises aux aléas climatiques, les livraisons de lait conventionnel dépassent encore leur niveau de 2025 de 4 % et limitent la baisse totale des livraisons de lait régionales à -2,8 %. Elles passent toutefois en dessous de leur moyenne triennale.

Figure 7 - Les livraisons de lait (milliers d’hectolitres)

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Figure 7. Les livraisons de lait (milliers d’hectolitres)
LivraisonsMoyenne triennale
août 2025 1 238 1 189
sept 2025 1 213 1 158
oct 2025 1 294 1 237
nov 2025 1 256 1 200
déc 2025 1 381 1 288
janv 2026 1 426 1 376
févr 2026 1 326 1 284
mars 2026 1 483 1 443
avr 2026 1 534 1 476
mai 2026 1 578 1 544
juin 2026 1 374 1 339
juil 2026 1 220 1 264

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

  • Le prix du lait réellement payé est pénalisé par la qualité

Comme le mois dernier, les prix du lait européen (à 420 €) et national (à 454 €) conservent leur dynamique baissière en perdant respectivement 20 % et 10 % de leur valeur par rapport à l’année passée. Le prix du lait conventionnel en région ne se redresse pas non plus. À 456 € de moyenne, il perd 8,3 % sur un an soit une baisse légèrement plus forte qu’en juin. Outre les quantités livrées, la canicule a aussi fait baisser le taux protéique du lait. Ce recul a limité les primes qualitatives ajoutées au prix standard qui est fixé à 38 g/l de matière grasse et 32 g/l de matière protéique. À 734 € de moyenne en juin, le prix du lait AOP « Massif du Jura » reste supérieur à celui de l’an dernier.

Figure 8 - Prix du lait (€/1 000 litres)

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Figure 8. Prix du lait (€/1 000 litres)
Lait AOPLait AOP triennaleLait conventionnelLait conventionnel triennale
juil 2025 732,8 683,3 509,3 469
août 2025 756,1 708,1 519,7 481,2
sept 2025 769,5 719,6 524,8 500,7
oct 2025 753,2 703,1 526,8 498,6
nov 2025 740,8 695,4 514,3 503,7
déc 2025 726 684,7 492,5 495,1
janv 2026 707,9 678,8 477,5 490,2
févr 2026 689,4 663,5 462,9 489,5
mars 2026 710,5 670,4 465,1 482,3
avr 2026 730,3 699,7 459,4 477,9
mai 2026 733,6 697,8 454,8 478,4
juin 2026 0 693,5 455,8 483,1

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

  • Les fabrications de Raclettes sont dynamiques

La baisse des livraisons de lait AOP « Massif du Jura » a fait fortement chuter les fabrications de Comté et de Morbier de juillet. Les premières se replient de 13 % et les secondes de 14,5 % dans l’attente des dernières déclarations à venir. La baisse du taux protéïque dans les laits, et donc du rendement fromager, est un facteur aggravant. Fabriquées majoritairement avec du lait conventionnel, les Raclettes rebondissent (+9,4 %) après 2 mois de diminution. Elles permettent aux pâtes pressées non cuites de rester en hausse par rapport à 2025 (+1,5 %). Valorisant aussi le lait conventionnel de la région, les produits frais affichent une hausse de +2 % et les pâtes-molles de +4 %.

Figure 9. La production de fromage

En tonnes

Juillet 2026

Evolution M/M-12

Cumul sur 12 mois

Moyenne Triennale

Pâtes Pressées Cuites 6 057 -9,4% 85 517 83 139
dont Comté 5 027 -13,1% 70 456 71 229
Pâtes Pressées Non Cuites 2 609 1,5% 32 676 31 711
dont Morbier 922 -14,5% 13 986 13 565
Pâtes molles 1 534 4,2% 26 353 25 352
dont Mont d’Or 6 036 5 734
Produits frais * 30 694 2,0% 348 199 334 565
dont yaourts et desserts lactés 16 647 2,5% 179 894 178 891
dont fromages frais 11 700 4,2% 131 834 120 808
dont crèmes fraiches 2 347 -10,3% 36 471 34 866

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

Encadré - Météo

La sécheresse s’intensifie et la chaleur est récurrente
Avec 12,6 mm, les précipitations représentent un sixième de la normale tri-décennale (72,5 mm). Depuis le début de l’année, c’est la plus faible hauteur d’eau. Dijon et Auxerre ne reçoivent que respectivement 3,8 et 5 mm quand Luxeuil et Belfort bénéficient de 20 mm de pluie. Depuis janvier, le déficit moyen cumulé est de -217 mm (Besançon) avec les déficits les plus marqués pour Dole, -314 mm et Auxerre -255 mm.
La moyenne des températures du mois est de 19,2°C (Auxerre, Besançon), supérieure de 3°C à la moyenne tri-décennale. La station de Mâcon détient le record, 3,65°C d’excédent suivie par Dijon (3,4°C) et Auxerre (3,3°C).
L’ensoleillement moyen de 259 h est excédentaire de 69 h. Dole bénéficie de l’insolation la plus généreuse, 282 h.

Figure 10 - Températures et précipitations (mm)

Figure 10. Températures et précipitations (mm) - voir la transcription ci-dessous
Figure 10. Températures et précipitations (mm)

Histogramme des précipitations avec courbes de température entre 2024 et 2025. Comparaison avec les normales 1991-2020.
Tout au long de l’année, les températures enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté sont supérieures à la moyenne tri-décennale.

Source : Météo France - Moyenne Bourgogne-Franche-Comté

Filière animale

En France, les abattages de gros bovins sont en progrès en août de 3,3 % par rapport à 2025, tout en restant sous la moyenne quinquennale. Les catégories les plus concernées sont les vaches laitières de réforme (+12,5 %) et les mâles (+8,8 %), tandis que les abattages des autres catégories sont en recul.

Figure 11. Les abattages

En têtes

août-26

Évolution 2026/2025

Année

Évolution 2026/2025

Bovins 21 611 + 12,9 % 174 873 - 1,8 %
dont vaches 7 647 + 8,4 % 67 159 - 0,5 %
dont veaux 1 679 - 8,1 % 16 266 - 13,0 %
Ovins 5 317 + 16,9 % 45 754 - 43,9 %
Porcins 24 124 - 12,2 % 215 127 - 3,2 %
Equidés 12 - 20,0 % 1715 + 11,0 %

Source : BDNI

Figure 12. Les exportations de broutards

août-26

Évolution 2025/2024

Cumul Année 2025

Évolution 2025/2024

Bourgogne-Franche-Comté 11064 13,9 89350 -14,6
dont Saône-et-Loire 5344 -0,9 48564 -12,8
dont Nièvre 2240 19,7 22799 -16,9

Source : BDNI

  • D’importantes mises en réforme bovines

En région, les abattages sont nettement plus importants qu’en août 2025, avec une hausse de 12,9 % pour les gros bovins dans leur ensemble. Les réformes de vaches sont particulièrement concernées (+8,4 %), conséquemment aux épisodes de sécheresse. En effet, les éleveurs anticipent un manque de fourrage pour l’hiver et envoient plus de vaches en réforme, surtout laitières. En septembre, les prix des bovins stagnent à 6,31 €/kg pour les jeunes bovins U, 7,09 €/kg pour les vaches à viande R, et 6,01 €/kg pour les vaches laitières P. Outre l’offre renforcée par les mises en réformes, la demande en viande bovine est réduite en raison de la conjoncture économique.
Les exports de broutards d’août sont en progrès de 13,9 % par rapport à 2025, ce qui peut être relié à l’absence de mise en place pour certains engraisseurs nationaux. A l’instar des bovins gras, les sorties de bovins maigres sont anticipées, et la demande française ne parvient pas à absorber ce surplus. Ce déséquilibre se traduit fin septembre par un affaissement des prix des bovins maigres (-13 cts/kg pour les mâles de 400 kg, -8 cts/kg pour les femelles de 270 kg).

Figure 13 - Cotations du broutard U de 400 kg (€/kg vif))

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Figure 13. Cotations du broutard U de 400 kg (€/kg vif)
Semaines202420252026
S1 3,32 4,13 5,6
S2 3,32 4,23 5,73
S3 3,4 4,4 5,73
S4 3,43 4,46 5,77
S5 3,43 4,52 5,79
S6 3,46 4,59 5,75
S7 3,44 4,71 5,73
S8 3,47 4,78 5,74
S9 3,54 4,88 5,8
S10 3,55 4,95 5,81
S11 3,57 5 5,9
S12 3,6 5,02 5,9
S13 3,6 5,03 5,88
S14 3,6 5 5,9
S15 3,62 4,99 5,9
S16 3,64 4,99 5,83
S17 3,67 5,03 5,61
S18 3,66 5,05 5,5
S19 3,66 5,05 5,4
S20 3,66 5,17 5,32
S21 3,81 5,22 5,27
S22 3,85 5,4 5,27
S23 3,9 5,4 5,33
S24 3,92 5,75 5,33
S25 3,94 5,9 5,33
S26 3,93 5,83 5,08
S27 3,88 5,63 4,97
S28 3,84 5,58 4,97
S29 3,83 5,58 4,97
S30 3,83 5,58 4,57
S31 3,83 5,58 4,57
S32 3,83 5,64 4,26
S33 3,83 5,64 4,39
S34 3,81 5,95 4,5
S35 3,81 5,95 4,52
S36 3,81 5,92 4,52
S37 3,84 5,88 4,54
S38 3,85 5,87 4,54
S39 3,89 5,79 4,4
S40 3,94 5,76 0
S41 3,94 5,7 0
S42 3,97 5,7 0
S43 3,98 0 0
S44 4,02 0 0
S45 4,02 0 0
S46 4,07 5,7 0
S47 4,1 5,65 0
S48 4,1 5,65 0
S49 4,11 5,65 0
S50 4,12 5,6 0
S51 4,13 5,6 0
S52 4,13 5,6 0

Source : Agreste - Commission Interdépartementale Dijon

Figure 14 - Cotations du jeune bovin viande U (€/kg de carcasse)

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Figure 14. Cotations du jeune bovin viande U (€/kg de carcasse)
Semaines202420252026
S1 5,38 5,84 7,46
S2 5,39 5,91 7,54
S3 5,41 5,95 7,57
S4 5,44 6 7,62
S5 5,45 6,09 7,63
S6 5,47 6,12 7,7
S7 5,5 6,18 7,75
S8 5,5 6,25 7,74
S9 5,53 6,31 7,77
S10 5,54 6,34 7,74
S11 5,51 6,34 7,74
S12 5,5 6,34 7,72
S13 5,48 6,35 7,68
S14 5,42 6,33 7,65
S15 5,4 6,33 7,58
S16 5,37 6,36 7,5
S17 5,33 6,36 7,38
S18 5,29 6,4 7,22
S19 5,26 6,4 7,08
S20 5,25 6,43 6,97
S21 5,27 6,44 6,9
S22 5,27 6,46 6,85
S23 5,27 6,5 6,83
S24 5,27 6,52 6,8
S25 5,27 6,52 6,79
S26 5,27 6,55 6,75
S27 5,26 6,55 6,66
S28 5,24 6,54 6,63
S29 5,21 6,54 6,57
S30 5,21 6,54 6,43
S31 5,22 6,55 6,36
S32 5,23 6,59 6,27
S33 5,28 6,66 6,27
S34 5,32 6,72 6,27
S35 5,38 6,81 6,29
S36 5,35 6,89 6,3
S37 5,37 6,99 6,32
S38 5,39 7,07 6,33
S39 5,4 7,1 6,33
S40 5,42 7,19 0
S41 5,45 7,24 0
S42 5,5 7,3 0
S43 5,52 7,34 0
S44 5,57 7,36 0
S45 5,61 7,34 0
S46 5,64 7,38 0
S47 5,72 7,4 0
S48 5,76 7,43 0
S49 5,79 7,47 0
S50 5,82 7,46 0
S51 5,82 7,46 0
S52 5,83 7,49 0

Source : Agreste - Commission Bassin Centre-Est

Figure 15 - Cotations de la vache viande R (€/kg de carcasse)

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Figure 15. Cotations de la vache viande R (€/kg de carcasse)
Semaines202420252026
S1 5,33 5,59 7,47
S2 5,37 5,6 7,54
S3 5,37 5,59 7,56
S4 5,39 5,63 7,59
S5 5,38 5,59 7,61
S6 5,38 5,66 7,61
S7 5,38 5,68 7,64
S8 5,38 5,73 7,63
S9 5,36 5,77 7,66
S10 5,39 5,82 7,65
S11 5,39 5,84 7,61
S12 5,38 5,93 7,64
S13 5,39 5,96 7,61
S14 5,39 6,02 7,6
S15 5,4 6,06 7,57
S16 5,39 6,1 7,52
S17 5,41 6,14 7,44
S18 5,43 6,17 7,29
S19 5,44 6,24 7,21
S20 5,44 6,29 7,14
S21 5,44 6,35 7,13
S22 5,45 6,4 7,13
S23 5,47 6,45 7,18
S24 5,47 6,53 7,18
S25 5,48 6,57 7,16
S26 5,49 6,62 7,17
S27 5,5 6,63 7,17
S28 5,5 6,63 7,14
S29 5,5 6,61 7,07
S30 5,53 6,61 6,95
S31 5,54 6,66 6,92
S32 5,56 6,72 6,94
S33 5,57 6,81 6,98
S34 5,58 6,88 7,02
S35 5,59 6,99 7,03
S36 5,57 7,09 7,05
S37 5,59 7,15 7,08
S38 5,59 7,2 7,1
S39 5,58 7,23 7,09
S40 5,58 7,31 0
S41 5,58 7,36 0
S42 5,55 7,43 0
S43 5,53 7,48 0
S44 5,53 7,48 0
S45 5,55 7,46 0
S46 5,56 7,48 0
S47 5,56 7,49 0
S48 5,57 7,46 0
S49 5,57 7,45 0
S50 5,57 7,46 0
S51 5,57 7,45 0
S52 5,57 7,48 0

Source : Agreste - Commission Bassin Centre-Est

Figure 16 - Cotations des porcins et des ovins (€/kg de carcasse)

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Figure 16. Cotations des porcins et des ovins (€/kg de carcasse)
SemainesAgneau U 16-19 kgMoy triennale AgneauxPorc charcutier EMoy triennale Porcs
S1 10,4 9,7 1,7 2,1
S2 10,5 9,7 1,7 2,1
S3 10,6 9,7 1,7 2,1
S4 10,7 9,7 1,7 2,1
S5 10,8 9,8 1,7 2,1
S6 10,7 9,7 1,7 2,1
S7 10,9 9,8 1,7 2,2
S8 10,8 9,8 1,7 2,2
S9 11 9,9 1,7 2,2
S10 11,1 9,9 1,7 2,2
S11 11,3 10,1 1,7 2,3
S12 11,7 10,3 1,7 2,3
S13 12,1 10,4 1,7 2,3
S14 12,1 10,5 1,7 2,3
S15 11,8 10,6 1,7 2,3
S16 11,6 10,5 1,7 2,3
S17 11,4 10,4 1,7 2,3
S18 11,3 10,2 1,7 2,3
S19 11,2 10,1 1,7 2,3
S20 11,1 10 1,7 2,3
S21 11,1 9,8 1,7 2,3
S22 11 9,7 1,7 2,2
S23 11 9,7 1,7 2,3
S24 11 9,6 1,7 2,3
S25 10,7 9,5 1,7 2,3
S26 10,3 9,4 1,8 2,3
S27 9,9 9,3 1,8 2,4
S28 9,7 9,2 1,8 2,4
S29 9,6 9,2 1,8 2,4
S30 9,5 9,1 1,8 2,4
S31 9,3 9,1 1,8 2,4
S32 9,2 8,9 1,9 2,4
S33 9 9 1,9 2,3
S34 9 8,9 2 2,3
S35 9,1 8,9 2,1 2,2
S36 9 9 2,1 2,2
S37 9 8,9 2,1 2,2
S38 9,1 9,1 2,2 2,1
S39 9,1 9,1 2,1 2,1
S40 0 0 0 0
S41 0 0 0 0
S42 0 0 0 0
S43 0 0 0 0
S44 0 0 0 0
S45 0 0 0 0
S46 0 0 0 0
S47 0 0 0 0
S48 0 0 0 0
S49 0 0 0 0
S50 0 0 0 0
S51 0 0 0 0
S52 0 0 0 0

Source : FranceAgriMer - Cotation zone Nord (Agneau de boucherie) et Cotation Sud-Est (Porc charcutier)

  • Des abattages ovins en hausse

En région, les abattages d’ovins sont en forte hausse de 16,9 % par rapport à août 2025, en raison de réformes accrues et peut-être d’un recentrage de l’activité en région, suite au creux lié à la fermeture de la chaine ovine à Migennes en juin 2025.

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