N°84 - Conjoncture agricole - juillet 2026

- Le développement de la vigne conserve de l’avance, malgré les blocages occasionnés par la chaleur. Les ventes demeurent difficiles pour les vins rouges.

-Les premiers résultats des moissons sont sous la norme mais sans catastrophe. Les cultures de printemps souffrent davantage de la canicule et du manque de pluie.

- En avril, les livraisons de lait régionales sont plus dynamiques que la moyenne française. La fin de campagne laitière impacte le prix du lait AOP Massif du Jura.

- Les cours des bovins gras sont stables en juin. Les bovins maigres souffrent de la canicule. Les abattages ovins français sont en hausse en mai.

Filière viticole

Malgré la canicule de fin juin, la vigne compte toujours 5 jours d’avance sur les années les plus précoces. En région, le stade minimum de développement observé est : début de fermeture. En Saône-et-Loire et en Côte-d’Or, le stade premières baies vérées est atteint dans les situations les plus précoces. Les orages des 27 et 28 Juin ont causé quelques dégâts marginaux. La situation sanitaire reste saine avec quelques cas d’oïdium mais aucune constatation de mildiou. La charge reste très belle sur l’ensemble de la région.

  • Les blancs et les crémants tirent les ventes

En avril, au cumul des neuf premiers mois de la campagne viticole, les sorties de chais de la viticulture bourguignonne atteignent 1,58 millions d’hectolitres, soit un recul de 7 % au regard de la moyenne quinquennale. La Côte-d’Or et la Nièvre demeurent nettement en retard, avec des volumes respectivement en baisse de 22 % et 12 %. A l’inverse, l’Yonne, la Saône-et-Loire et le Jura affichent un bon dynamisme, avec des sorties en hausse de près de 8 % vis-à-vis de la moyenne.

Figure 1 - Sorties de chais en vins AOP

En hl

Campagne 2025-2026

% / Campagne 2024-2025

% / Moyenne 5 ans

Avril 220 566 -2,2% -1,8%
9 mois 1 585 055 -5,4% -6,6%

Source : Agreste - DRDDI

Sur 12 mois à fin avril, les ventes globales de vins tranquilles représentent 1,26 millions d’hectolitres, soit une légère baisse de 0,3 %, en raison notamment du recul en grande distribution (- 3,6 %, vins blancs inclus). Les stocks de vins se réduisent légèrement à 19,5 mois de ventes, ce qui correspond à la moyenne, en lien avec une bonne dynamique de vente des vins blancs. Notamment, les AOC régionales, les Mâcon et les Chablis ont pratiqué une politique de réajustement des prix. En revanche, le stock en vins rouges, plus lourdement touchés par la baisse de consommation, demeure au-dessus de la normale (Demat’Vin BIVB)
En mai, les transactions de vins en vrac de Bourgogne entre la viticulture et le négoce ne se relèvent pas, au contraire. Elles accusent un recul de 42 % par rapport à mai 2025 (- 36 % au mois d’avril). Sur 10 mois, ces transactions atteignent 663 000 hl, soit un déficit de 4 % au regard de la même période de la campagne précédente, tirées vers le bas par les vins rouges (- 13 %). Les cours des appellations régionales et du Macon-Villages Blanc sont orientés à la hausse tandis que ceux de la majorité des appellations village se tassent : Chablis - 3 %, Gevrey-Chambertin - 6 % et Pommard - 7 %. Concernant le Beaujolais, bien que les transactions de mai soient restées stables par rapport à 2025, le bilan au 10ème mois demeure à - 17 %, avec des prix également en baisse.
Sur les quatre premiers mois de l’année, les exportations de vins de Bourgogne progressent toujours en volume et en valeur (respectivement + 5,8 % et + 4,6 % au regard de la même période en 2025), portées par les crémants et les vins blancs. Les vins rouges, en revanche, restent en difficulté (- 2,9 %). Parmi les cinq premières destinations en volume, seuls les achats du Canada sont en retrait.

Figure 2 - Transactions des vins AOP en vrac Hors Beaujolais, vins de la Nièvre et du Jura

En hl

Mai 2026

Mai 2026/ Mai 2025

Campagne 2025-2026

Évolution 2026/2025

Rouge, rosé 2 593 -39% 118 967 -13%
Blanc 7 086 -39% 390 762 -3%
Crémant 84 ns 153 401 3%
Ensemble 9 763 -42% 663 130 -4%

Source : BIVB

Figure 3 - Indice du prix des vins AOP en vrac Base 100 en janvier 2010, hors vins de la Nièvre et du Jura

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Figure 3 - Indice du prix des vins AOP en vrac Base 100 en janvier 2010, hors vins de la Nièvre et du Jura
Appelations régionalesAutres vinsBeaujolais
mars 2023 143,07 158,39 160,62
avr 2023 145,19 176,64 156,97
mai 2023 147,71 176,85 157,75
juin 2023 135,52 186,33 166,87
juil 2023 157,13 159,93 171,20
août 2023 145,58 221,94 171,20
sept 2023 105,65 182,64 123,17
oct 2023 120,35 174,07 121,61
nov 2023 112,79 174,07 122,51
déc 2023 110,93 174,07 156,84
janv 2024 110,41 174,07 143,79
fev 2024 109,31 146,90 142,60
mars 2024 98,45 146,90 143,21
avr 2024 101,98 141,45 134,44
mai 2024 99,75 127,44 152,01
juin 2024 92,26 169,19 134,91
juil 2024 98,23 145,18 136,32
août 2024 78,54 145,18 128,05
sept 2024 104,22 145,18 114,75
oct 2024 111,46 155,83 116,69
nov 2024 113,60 155,83 161,04
déc 2024 135,32 155,83 131,50
janv 2025 123,82 180,36 133,14
fev 2025 113,85 180,36 140,74
mars 2025 110,53 157,14 127,79
avril 2025 104,45 169,85 136,21
mai 2025 96,67 169,85 145,74
juin 2025 112,88 164,37 144,55
juil 2025 124,75 194,26 120,60
août 2025 81,33 179,03 136,83
sept 2025 108,29 190,18 115,56
oct 2025 93,42 215,62 114,31
nov 2025 126,21 215,62 134,09
déc 2025 131,46 225,00 133,93
janv 2026 101,56 175,00 139,57
fev 2026 131,43 141,97 145,63
mars 2026 128,61 135,55 137,82
avril 2026 113,72 144,49 139,41
mai 2026 120,23 144,49 133,90

Source : Agreste - BIVB et IB

Filières végétales

  • Des maturités avancées et des récoltes sous la canicule

Les premières récoltes d’orges d’hiver débutent vers le 12 juin en Saône-et-Loire et sont quasiment terminées. La maturité accélérée et la sécheresse du printemps affectent le nombre d’épis et le remplissage du grain en secteur plus tardif. A 61 q/ha, le rendement est de 3 % inférieur à la moyenne quinquennale.
Les premières récoltes de blé tendre d’hiver débutent vers le 24 juin avec des chaleurs extrêmes et sont avancées à 80 %. Les paramètres de qualité sont corrects : de bons poids spécifiques et des teneurs en protéines moyennes à très bonnes. L’estimation de rendement est de 59 q/ha, soit 4 % en dessous de la moyenne quinquennale.
Même baisse pour les orges de printemps, elles subissent le stress hydrique de la montaison à la récolte et présentent un manque de talles et un mauvais remplissage. L’estimation de rendement est de 43 q/ha.
Les colzas sont moissonnés, à partir du 15 juin, avec dix jours d’avance. Les dernières récoltes sont en cours. Ils sont hétérogènes, malmenés par les conditions de l’année telles que gel à la floraison suivi de canicules, une forte pression des parasites, des insectes et de l’enherbement. Des graines sont réceptionnées à 3 % d’humidité seulement. Les rendements sont disparates avec une prévision de 29 q/ha, dégradés de 9 % par rapport à la moyenne.
Les cultures de printemps souffrent particulièrement du déficit hydrique et de la chaleur générant une inquiétude sur les pertes de potentiel. Le maïs est au stade 10-12 Feuilles à début floraison. Les parcelles sont marquées par le manque d’eau et la forte évaporation. Les températures nocturnes élevées amplifient l’accélération des stades et à la floraison le stress thermique compromet la viabilité du pollen.
En pleine floraison, les tournesols souffrent de la sécheresse surtout en terres superficielles. Les plantes fanent avec les premiers étages foliaires sénescents et les bractées des capitules nécrosées. De même pour les sojas au stade floraison, de nombreuses fleurs ont coulé en raison de la canicule.
La betterave atteint le stade couverture du sol en moyenne le 5 juin. L’état de la végétation se dégrade la deuxième quinzaine de juin avec des pertes de feuillage pouvant être de 50 % dans les sols à faible réserve utile. La forte pression des pucerons cette année induit des symptômes de jaunisse dès le début de mois.

Figure 4 - Cotations blé (€/t) (Fob Rouen) et Orge Esterel (Fob Creil)

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Figure 4 - Cotations blé (€/t) (Fob Rouen) et Orge Esterel (Fob Creil)
Prix du mois OrgePrix du mois bléMoyenne quinquennale OrgeMoyenne quinquennale Blé
avril 2023 271 240 224,314 227,338
mai 2023 255 222 233,198 230,43
juin 2023 283 229 226,722 224,24
juillet 2023 290 235 216,51 219,36
août 2023 308 228 215,81 219,864
sept 2023 293 227 221,532 220,328
oct 2023 287 229 234,348 229,192
nov 2023 296 221 240,708 228,454
déc 2023 290 217 238,268 225,916
jan 2024 289 212 240,686 224,908
fév 2024 269 198 230,12 221,946
mars 2024 276,38 186,23 241,736 237,67
avril 2024 307,38 195,64 244,552 242,538
mai 2024 317,73 219,52 249,422 242,19
juin 2024 317,5 231,52 251,272 243,54
juillet 2024 307,8 219,99 230,252 228,716
août 2024 266,08 207,73 229,982 229,302
sept 2024 242 215 243,834 237,632
oct 2024 244,78 223,99 250,092 239,038
nov 2024 239,39 215,68 246,848 234,856
déc 2024 238,82 224,81 243,344 235,776
jan 2025 240,1 226,59 231,44 233,162
fév 2025 232,5 225,375 236,962 241,168
mars 2025 224,21 214,57 241,49 240,922
avril 2025 216,52 208,33 247,276 239,168
mai 2025 229,78 201,13 249,576 232,374
juin 2025 230,18 196,32 243,064 230,348
juillet 2025 220,45 193,72 248,406 231,292
août 2025 210,19 193,1 246,804 234,292
sept 2025 192,84 185,18 259,158 243,632
oct 2025 181,84 184,89 267,402 243,742
nov 2025 192,4 188,2 263,932 238,086
dec 2025 189,3 180,4 261,59 238,04
jan 2026 185,34 183,53 249,76 233,92
fév 2026 186,86 186,7 259,628 242,014
mars 2026 189,93 195,3 267,67 245,85
avril 2026 189,92 188 276,462 248,312
mai 2026 213,59 187,83 278,32 243,922
juin 2026 217,42 188,09 271,998 239,63

Source : Dijon Céréales

Figure 5 - Cotations colza (€/t) (Fob Moselle)

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Figure 5 - Cotations colza (€/t) (Fob Moselle)
Prix du mois ColzaMoyenne quinquennale Colza
avril 2023 449,30 526,16
mai 2023 413,2 492,27
juin 2023 438,00 477,954
juillet 2023 459 465,74
août 2023 463 468,858
sept 2023 444 471,734
oct 2023 422 494,756
nov 2023 434 500,84
déc 2023 429 497,292
jan 2024 428 503,076
fév 2024 417 501,328
mars 2024 433 528,332
avril 2024 449 549,02
mai 2024 471 503,664
juin 2024 467 493,954
juillet 2024 478 484,446
août 2024 461 485,292
sept 2024 464 486,42
oct 2024 491 502,98
nov 2024 530 512,344
déc 2024 529 508,92
jan 2025 528 514,16
fév 2025 530 511,048
mars 2025 507 543,222
avril 2025 537 565,754
mai 2025 491 524,604
juin 2025 483 513,446
juiller 2025 467 505,442
août-25 474 501,648
sept 2025 467 501,102
oct-25 468 523,116
nov 2025 486 539,122
déc 2025 476 533,442
jan 2026 476 536,968
févirer 2026 486 537,27
mars 2026 515 571,938
avril 2026 523 599,51
mai 2026 527 548,18
juin 2026 519 534,006

Source : Dijon Céréales

  • Les cours demeurent sous les moyennes

Au mois de juin, les prix des céréales et des oléoprotéagineux sont influencés par le début des récoltes, les aléas climatiques et l’évolution des marchés de l’énergie.
Le prix du blé (rendu Rouen) s’établit à 188 €/t stable par rapport au mois de mai. Les cours ont d’abord reculé sous l’effet de l’approche des récoltes européennes et des perspectives favorables en Russie et en Ukraine. L’USDA revoit son estimation de production à la hausse pour 2026/2027 à 820 millions de tonnes (- 3 % sur 2025/2026). La commission européenne estime la production en baisse à 127 millions de tonnes (- 6 % sur 2025). En seconde partie de mois, les prix se sont redressés sous l’effet de la canicule en Europe occidentale, qui fait craindre des pertes de rendement et de qualité, ainsi que du soutien apporté par la hausse des cours du maïs et la faiblesse de l’euro face au dollar.
A 217 €/t (rendu Creil), le prix de l’orge progresse de 3 €/t sur le mois de mai et suit une trajectoire similaire à celle du blé. Les prix ont été pénalisés en début de mois par l’arrivée des premières récoltes et par une demande internationale peu dynamique. L’USDA estime la production mondiale à 155 millions de tonnes pour cette année (+ 1 % sur 2025). La commission table sur une production européenne de 52 millions de tonnes (- 7 % sur 2025). Les opérateurs restent attentifs au retour éventuel des achats chinois, tandis que la baisse attendue des importations turques devrait accentuer la concurrence entre les exportateurs de la mer Noire. En fin de période, les inquiétudes sur le potentiel du maïs ont apporté un soutien relatif aux orges fourragères, susceptibles de bénéficier d’une demande accrue en alimentation animale.
Le colza (FOB Moselle) cote 519 €/t (-8€/t). Après avoir atteint de nouveaux sommets début juin, les cours du colza se sont progressivement repliés. Le marché est resté très sensible aux fluctuations du pétrole et des huiles végétales, influencées par l’évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La production mondiale est estimée à 97 millions de tonnes soit + 1 % sur un an. Si la production européenne est attendue en hausse de 3 % sur 2026, les inquiétudes persistent concernant les disponibilités à l’importation en provenance d’Ukraine, du Canada et d’Australie, où les perspectives de production sont revues à la baisse. Les premiers retours de récolte en France font état de rendements décevants, ce qui pourrait soutenir les prix à court terme malgré une tendance générale orientée à la baisse.

Figure 6 - Estimations des rendements de la récolte 2025

En ha

Rendement 2026

Évolution Moyenne 5 ans

Blé 59 -4
Orge d’hiver 61 -3
Orge de P. 43 -4
Triticale 46 -1
Colza 29 -9
Moutarde 14 0
Pois 18 -33

Source : Agreste - Conjoncture grandes cultures

Filière lait

  • Un début de campagne laitière dynamique

Toujours excédentaire par rapport à 2025 en avril (+ 2,7 %), la collecte laitière européenne ralentit cependant en perdant plus de 2 points de hausse comparativement aux 3 premiers mois de l’année. Ce fléchissement des livraisons de lait est plus accentué en France en passant de + 6 % de moyenne sur le premier trimestre à + 1,4 % en avril. À la faveur d’une mise à l’herbe des animaux dans de bonnes conditions, les livraisons de lait toutes qualités confondues sont plus dynamiques en région Bourgogne Franche-Comté, et dépassent celles de l’an dernier de + 5,3 %. L’écart à la moyenne triennale s’accentue et comme le mois dernier, cette hausse présente une différence marquée entre le lait conventionnel (+ 7,8 %) et le lait AOP Massif du Jura (+ 3,4 %).

Figure 7 - Les livraisons de lait (milliers d’hectolitres)

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Figure 7 - Les livraisons de lait (milliers d’hectolitres)
LivraisonsMoyenne triennale
mai 2025 1 560 1 550
juin 2025 1 350 1 337
juil 2025 1 255 1 278
août 2025 1 238 1 189
sept 2025 1 213 1 158
oct 2025 1 294 1 237
nov 2025 1 256 1 200
déc 2025 1 381 1 288
janv 2026 1 426 1 376
févr 2026 1 327 1 284
mars 2026 1 484 1 443
avr 2026 1 555 1 476

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

  • Le prix du lait AOP Massif du Jura est plus bas

Le prix du lait au sein de l’Union européenne continue de reculer. À 428 € de moyenne il est à son niveau du début de l’année 2022 . La tendance reste également à la baisse pour le prix du lait français toutes qualités confondues et le prix du lait conventionnel en Bourgogne-Franche-Comté, qui affichent tous les deux 466 € les 1 000 litres en perdant respectivement 8 et 6 % de leur valeur sur une année. Fait exceptionnel, les premières déclarations du prix du lait AOP Massif du Jura font apparaître qu’en mars, le prix du lait AOP Massif du Jura de 2026 (681 € la tonne) serait légèrement inférieur à celui de mars 2025 (684 €). Les pénalités appliquées en fin de campagne laitière pour dépassement du droit à produire à l’échelon de l’établissement laitier ont durement impacté les élevages concernés.

Figure 8 - Prix du lait (€/1 000 litres)

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Figure 8 - Prix du lait (€/1 000 litres)
Lait AOPLait AOP triennaleLait conventionnelLait conventionnel triennale
mai 2025 720,8 676,3 493,5 452,2
juin 2025 719,7 674,4 493,3 455,5
juil 2025 719 670,9 496,7 467,7
août 2025 732,8 683,3 509,2 469
sept 2025 757 708,1 519,5 481,2
oct 2025 769,7 719,6 524,7 500,7
nov 2025 752,5 703,1 526,6 498,6
déc 2025 740,4 695,4 514,1 503,7
janv 2026 720,6 684,8 492,2 495,1
févr 2026 711,5 678,8 477,2 490,2
mars 2026 680,9 663,5 462,4 489,5
avr 2026 0 670,3 466,1 482,3

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

  • Le Comté démarre fort la nouvelle campagne

En avril, seules les pâtes pressées non cuites, majoritairement représentées dans la région par la Raclette et le Morbier , sont déficitaires par rapport à l’an dernier. La chute importante du Morbier (- 9,1 %) est la première observée depuis 13 mois. Cette baisse est toutefois en grande partie compensée par le bon chiffre des fabrications de Raclette de ce mois (+ 11,6 %). La mise à l’herbe des vaches réalisée dans de bonnes conditions ce printemps permet aux fabrications de Comté de croître à nouveau (+ 4,4 %) après le repli conséquent du mois dernier . La collecte de lait conventionnel dynamique de ce mois continue de permettre une hausse des fabrications des pâte-molles (+ 9,2 %) et dans une moindre mesure des produits frais (+ 2,6 %), malgré un ralentissement pour ces derniers.

Figure 9 - La production de fromage

En tonnes

avr-26

Evolution M/M-12

Cumul sur 12 mois

Moyenne Triennale

Pâtes Pressées Cuites 8 782 2,8% 84 661 81 737
dont Comté 7 332 4,4% 69 912 68 320
Pâtes Pressées Non Cuites 2 772 -0,7% 32 780 31 709
dont Morbier 1 142 -9,1% 14 377 13 612
Pâtes molles 1 675 9,2% 26 323 25 250
dont Mont d’Or 6 046 5 737
Produits frais * 29 284 2,6% 343 926 332 102
dont yaourts et desserts lactés 14 673 -6,3% 177 721 179 073
dont fromages frais 11 388 15,1% 128 987 118 231
dont crèmes fraiches 3 223 8,1% 37 218 34 798

Source : Agreste - Enquêtes mensuelles laitières

Encadré - Météo

Un mois de juin exceptionnellement chaud avec une canicule d’ampleur inédite et une pluviométrie déficitaire.
La température moyenne régionale est de 22,3°C, soit 4°C de plus que la moyenne tri-décennale. La région subit dix jours de canicule du 17 au 27 juin. La station d’Auxerre avoisine les 5°C au - dessus de la normale, Besançon, Dijon et Nevers enregistrent plus 4,2°C, les autres stations ont un excédent supérieur à 3,5°C.
Pour le quatrième mois consécutif la pluviométrie est déficitaire, 38,2 mm en moyenne, soit la moitié de la normale. Les manques d’eau par rapport aux normales sont supérieurs à 50 mm à Besançon et Dole, et inférieurs à 20 mm à Nevers et Luxeuil. Auxerre reçoit à peine 17 mm et présente un déficit cumulé depuis janvier de 145 mm, Dole de 159 mm.
L’ensoleillement de 302 h est généreux avec en moyenne 64 h de surplus. Mâcon et Nevers ont des durées d’insolation excédentaires de 76 h.

Figure 10 - Températures et précipitations (mm)

Figure 10 - Température et précipitations - voir la transcription ci-dessous
Figure 10 - Température et précipitations

Histogramme des précipitations avec courbes de température entre 2024 et 2025. Comparaison avec les normales 1991-2020.
Tout au long de l’année, les températures enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté sont supérieures à la moyenne tri-décennale.

Source : Météo France - Moyenne Bourgogne-Franche-Comté

Filière animale

En France, les abattages bovins de mai sont toujours en net recul par rapport à 2025 (- 4,6 % pour les gros bovins, - 5,6 % pour les veaux de boucherie). En particulier, les abattages de vaches allaitantes diminuent de 11,9 % sur un an.

Figure 11 - Les abattages

En têtes

mai-26

Évolution 2025/2024

Année

Évolution 2025/2024

Bovins 19 587 - 8,3 % 109 496 - 3,6 %
dont vaches 6 559 - 11,6 % 43 227 - 1,0 %
dont veaux 1 977 - 13,5 % 11 090 - 12,8 %
Ovins 7 359 - 32,4 % 28 975 - 52,1 %
Porcins 24 027 - 8,9 % 136 009 - 1,3 %
Equidés 209 - 2,3 % 1244 + 14,0 %

Source : BDNI

Figure 12 - Les exportations de broutards

mai-26

Évolution 2025/2024

Cumul Année 2025

Évolution 2025/2024

Bourgogne-Franche-Comté 7 271 - 32,1 % 59 218 - 20,2 %
dont Saône-et-Loire 3 670 - 35,7 % 31 247 - 17,0 %
dont Nièvre 2263 - 21,5 % 17091 - 20,9 %

Source : BDNI

  • Les fortes chaleurs perturbent l’ensemble des marchés bovins

La région suit la tendance nationale, avec une diminution de 8,3 % des abattages bovins en général, et de 11,6 % pour les vaches en particulier. Concernant le marché des bovins gras, les prix sont relativement stables en juin. Les vaches viande R se maintiennent à 7,16 €/kg en moyenne (soit 10,0 % au-dessus de 2025), tandis que les jeunes bovins U sont en légère baisse, avec en moyenne 6,80 €/kg (soit 4,5 % plus hauts que 2025). Il faut noter que le mois de juin est ordinairement assez calme pour les marchés bovins, et les importantes chaleurs de cette année limitent la consommation de viande.
Les cours des bovins maigres n’ont pas bénéficié de la même stabilité. Après quelques semaines de répit à 5,31 €/kg en moyenne, les mâles de 400 kg perdent 23 cts/kg à la fin du mois (- 16 cts/kg pour les mâles de 300 kg). Les femelles semblent moins touchées, et fluctuent autour de 5,32 €/kg pour celles de 270 kg.

Figure 13 - Cotations du broutard U de 400 kg (€/kg vif))

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Figure 13 - Cotations du broutard U de 400 kg (€/kg vif)
Semaines202420252026
S1 3,32 4,13 5,6
S2 3,32 4,23 5,73
S3 3,4 4,4 5,73
S4 3,43 4,46 5,77
S5 3,43 4,52 5,79
S6 3,46 4,59 5,75
S7 3,44 4,71 5,73
S8 3,47 4,78 5,74
S9 3,54 4,88 5,8
S10 3,55 4,95 5,81
S11 3,57 5 5,9
S12 3,6 5,02 5,9
S13 3,6 5,03 5,88
S14 3,6 5 5,9
S15 3,62 4,99 5,9
S16 3,64 4,99 5,83
S17 3,67 5,03 5,61
S18 3,66 5,05 5,5
S19 3,66 5,05 5,4
S20 3,66 5,17 5,32
S21 3,81 5,22 5,27
S22 3,85 5,4 5,27
S23 3,9 5,4 5,33
S24 3,92 5,75 5,33
S25 3,94 5,9 5,33
S26 3,93 5,83 5,08
S27 3,88 5,63 0
S28 3,84 5,58 0
S29 3,83 5,58 0
S30 3,83 5,58 0
S31 3,83 5,58 0
S32 3,83 5,64 0
S33 3,83 5,64 0
S34 3,81 5,95 0
S35 3,81 5,95 0
S36 3,81 5,92 0
S37 3,84 5,88 0
S38 3,85 5,87 0
S39 3,89 5,79 0
S40 3,94 5,76 0
S41 3,94 5,7 0
S42 3,97 5,7 0
S43 3,98 0 0
S44 4,02 0 0
S45 4,02 0 0
S46 4,07 5,7 0
S47 4,1 5,65 0
S48 4,1 5,65 0
S49 4,11 5,65 0
S50 4,12 5,6 0
S51 4,13 5,6 0
S52 4,13 5,6 0

Source : Agreste - Commission Interdépartementale Dijon

Figure 14 - Cotations du jeune bovin viande U (€/kg de carcasse)

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Figure 14 - Cotations du jeune bovin viande U (€/kg de carcasse)
Semaines202420252026
S1 5,38 5,84 7,46
S2 5,39 5,91 7,54
S3 5,41 5,95 7,57
S4 5,44 6 7,62
S5 5,45 6,09 7,63
S6 5,47 6,12 7,7
S7 5,5 6,18 7,75
S8 5,5 6,25 7,74
S9 5,53 6,31 7,77
S10 5,54 6,34 7,74
S11 5,51 6,34 7,74
S12 5,5 6,34 7,72
S13 5,48 6,35 7,68
S14 5,42 6,33 7,65
S15 5,4 6,33 7,58
S16 5,37 6,36 7,5
S17 5,33 6,36 7,38
S18 5,29 6,4 7,22
S19 5,26 6,4 7,08
S20 5,25 6,43 6,97
S21 5,27 6,44 6,9
S22 5,27 6,46 6,85
S23 5,27 6,5 6,83
S24 5,27 6,52 6,8
S25 5,27 6,52 6,79
S26 5,27 6,55 6,75
S27 5,26 6,55 0
S28 5,24 6,54 0
S29 5,21 6,54 0
S30 5,21 6,54 0
S31 5,22 6,55 0
S32 5,23 6,59 0
S33 5,28 6,66 0
S34 5,32 6,72 0
S35 5,38 6,81 0
S36 5,35 6,89 0
S37 5,37 6,99 0
S38 5,39 7,07 0
S39 5,4 7,1 0
S40 5,42 7,19 0
S41 5,45 7,24 0
S42 5,5 7,3 0
S43 5,52 7,34 0
S44 5,57 7,36 0
S45 5,61 7,34 0
S46 5,64 7,38 0
S47 5,72 7,4 0
S48 5,76 7,43 0
S49 5,79 7,47 0
S50 5,82 7,46 0
S51 5,82 7,46 0
S52 5,83 7,49 0

Source : Agreste - Commission Bassin Centre-Est

Figure 15 - Cotations de la vache viande R (€/kg de carcasse)

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Figure 15 - Cotations de la vache viande R (€/kg de carcasse)
Semaines202420252026
S1 5,33 5,59 7,47
S2 5,37 5,6 7,54
S3 5,37 5,59 7,56
S4 5,39 5,63 7,59
S5 5,38 5,59 7,61
S6 5,38 5,66 7,61
S7 5,38 5,68 7,64
S8 5,38 5,73 7,63
S9 5,36 5,77 7,66
S10 5,39 5,82 7,65
S11 5,39 5,84 7,61
S12 5,38 5,93 7,64
S13 5,39 5,96 7,61
S14 5,39 6,02 7,6
S15 5,4 6,06 7,57
S16 5,39 6,1 7,52
S17 5,41 6,14 7,44
S18 5,43 6,17 7,29
S19 5,44 6,24 7,21
S20 5,44 6,29 7,14
S21 5,44 6,35 7,13
S22 5,45 6,4 7,13
S23 5,47 6,45 7,18
S24 5,47 6,53 7,18
S25 5,48 6,57 7,16
S26 5,49 6,62 7,17
S27 5,5 6,63 0
S28 5,5 6,63 0
S29 5,5 6,61 0
S30 5,53 6,61 0
S31 5,54 6,66 0
S32 5,56 6,72 0
S33 5,57 6,81 0
S34 5,58 6,88 0
S35 5,59 6,99 0
S36 5,57 7,09 0
S37 5,59 7,15 0
S38 5,59 7,2 0
S39 5,58 7,23 0
S40 5,58 7,31 0
S41 5,58 7,36 0
S42 5,55 7,43 0
S43 5,53 7,48 0
S44 5,53 7,48 0
S45 5,55 7,46 0
S46 5,56 7,48 0
S47 5,56 7,49 0
S48 5,57 7,46 0
S49 5,57 7,45 0
S50 5,57 7,46 0
S51 5,57 7,45 0
S52 5,57 7,48 0

Source : Agreste - Commission Bassin Centre-Est

  • Des abattages ovins importants en France

En France, les abattages ovins de mai sont en très net progrès par rapport à 2025 (+ 25,8 %) en raison de la fête de l’Aïd-El-Kébir. Toutefois, en Bourgogne-Franche-Comté, les abattages sont toujours en retrait en raison du manque d’outils. Les prix restent hauts par rapport à la moyenne triennale (10,76 €/kg contre 9,54 €/kg), mais continuent de diminuer par rapport à ceux de mars 2026.

Figure 16 - Cotations des porcins et des ovins (€/kg de carcasse)

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Figure 16 - Cotations des porcins et des ovins (€/kg de carcasse)
SemainesAgneau U 16-19 kgMoy triennale AgneauxPorc charcutier EMoy triennale Porcs
S1 10,4 9,7 1,7 2,1
S2 10,5 9,7 1,7 2,1
S3 10,6 9,7 1,7 2,1
S4 10,7 9,7 1,7 2,1
S5 10,8 9,8 1,7 2,1
S6 10,7 9,7 1,7 2,1
S7 10,9 9,8 1,7 2,2
S8 10,8 9,8 1,7 2,2
S9 11 9,9 1,7 2,2
S10 11,1 9,9 1,7 2,2
S11 11,3 10,1 1,7 2,3
S12 11,7 10,3 1,7 2,3
S13 12,1 10,4 1,7 2,3
S14 12,1 10,5 1,7 2,3
S15 11,8 10,6 1,7 2,3
S16 11,6 10,5 1,7 2,3
S17 11,4 10,4 1,7 2,3
S18 11,3 10,2 1,7 2,3
S19 11,2 10,1 1,7 2,3
S20 11,1 10 1,7 2,3
S21 11,1 9,8 1,7 2,3
S22 11 9,7 1,7 2,2
S23 11 9,7 1,7 2,3
S24 11 9,6 1,7 2,3
S25 10,7 9,5 1,7 2,3
S26 10,3 9,4 1,8 2,3
S27 0 0 0 0
S28 0 0 0 0
S29 0 0 0 0
S30 0 0 0 0
S31 0 0 0 0
S32 0 0 0 0
S33 0 0 0 0
S34 0 0 0 0
S35 0 0 0 0
S36 0 0 0 0
S37 0 0 0 0
S38 0 0 0 0
S39 0 0 0 0
S40 0 0 0 0
S41 0 0 0 0
S42 0 0 0 0
S43 0 0 0 0
S44 0 0 0 0
S45 0 0 0 0
S46 0 0 0 0
S47 0 0 0 0
S48 0 0 0 0
S49 0 0 0 0
S50 0 0 0 0
S51 0 0 0 0
S52 0 0 0 0

Source : FranceAgriMer - Cotation zone Nord (Agneau de boucherie) et Cotation Sud-Est (Porc charcutier)

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